NOS VALEURS
« Au Vignoble du Rêveur, le respect de la nature est au cœur de chaque décision. Les pratiques culturales privilégient l’équilibre des sols, la biodiversité et l’expression la plus authentique possible du terroir. Cette démarche s’inscrit dans une vision globale où les vins traduisent cette recherche permanente d’harmonie entre la vigne, le climat et l’homme »

La biodynamie : où l’art de cultiver le vivant
Un seul fil, celui de la nature comme vérité universelle, celle qui ne triche pas !
C’est tout naturellement que l’ensemble du vignoble a été re-converti à l’agriculture Biologique et Biodynamique, finalement si longtemps dominante dans l’histoire de l’agriculture si l’on prend un peu de recul.
Au cœur du vignoble, les valeurs ne sont pas dictées par la mode mais par une conviction profonde : cultiver la terre avec respect, patience et humilité.
Chaque décision s’inscrit dans une agriculture biologique et biodynamique exigeante, où la nature n’est jamais dominée, mais toujours accompagnée.
La vigne est perçue comme un organisme vivant, fragile et complexe, que nous écoutons et accompagnons. Une démarche qui emprunte autant à la science agronomique qu’au bon sens paysan et à l’observation sensible.
Ce lien vivant à la terre, traverse chaque étape du travail : du cep à la cave.
Rien n’est laissé au hasard : la précision, l’attention aux rythmes naturels, et le respect du vivant de l’humain, façonnant le quotidien de notre vignoble.
La complantation : Un Vignoble enraciné
La complantation s’est imposée à nous comme une évidence. Depuis les premiers jours de nos parcours, nous défendons la réappropriation de cette technique ancestrale par les vignerons, convaincus qu’elle n’appartient pas seulement au passé, mais qu’elle constitue aujourd’hui une réponse profondément actuelle aux défis environnementaux. Faire cohabiter plusieurs cépages sur une même parcelle, à la manière de nos anciens, c’est renouer avec une intelligence paysanne fondée sur la diversité, l’observation et l’adaptation.
Dans un contexte de changement climatique, d’aléas plus fréquents et de déséquilibres croissants, la complantation nous paraît être un outil de robustesse et de résilience. Elle permet de ne pas faire reposer l’équilibre d’une parcelle sur le comportement d’un seul cépage, mais sur une communauté végétale plus diverse, capable de mieux absorber les variations du millésime, les accidents de floraison, les stress hydriques ou les écarts de maturité. Là où la monoculture simplifie et fragilise, la diversité complexifie, stabilise et ouvre des possibilités d’équilibre.
Le parcellaire issu du côté maternel de Mathieu n’ayant pas été historiquement complanté, nous reprenons cette démarche depuis le début, à travers chacune de nos nouvelles plantations au Vignoble du Rêveur. En attendant que l’ensemble du domaine soit progressivement replanté dans cet esprit, nous pratiquons également l’assemblage de manière quasi systématique, comme une autre façon de faire dialoguer les cépages, de rechercher l’équilibre par la diversité et de rester fidèles à cette même conviction. Ce choix n’est ni une posture ni une imitation : il prolonge une conviction ancienne, déjà profondément inscrite dans nos parcours, et notre volonté de construire une viticulture plus vivante, plus autonome, moins dépendante des réponses correctives.
Comme la biodynamie, la complantation nous invite à cultiver non pas contre la nature, mais avec elle. Elle considère la vigne comme un collectif vivant, traversé d’échanges biologiques, racinaires et microbiens, plutôt que comme une addition d’individus isolés. C’est aussi une manière de redonner au sol, à la plante et au lieu, leur capacité propre d’équilibre.
L’expression du terroir naît alors de cette diversité maîtrisée : non comme une recherche abstraite de complexité, mais comme la conséquence naturelle d’un écosystème plus riche, plus stable et plus profondément enraciné. À travers la complantation, nous cherchons ainsi à faire naître des vins capables de porter la vérité d’un lieu, mais aussi la force d’une viticulture plus résiliente face au monde qui vient.
Empreinte carbone
À l’heure de l’urgence climatique, nous nous penchons sur notre impact environnemental et notamment sur notre empreinte carbone. Pour la réduire, voire atteindre la neutralité, nous avons fait plusieurs choix au sein de notre domaine.
Autant de leviers qui réduisent les émissions, certes, mais qui renforcent aussi notre résilience à traverser les crises à venir.

Actions sur la vigne et la vinification
Sols vivants et couverts végétaux : Diminuer les labours et intégrer des plantes couvre-sol limite l’érosion et maximise le stockage de carbone dans le sol (on parle de “puits de carbone”).
La réduction des traitements chimiques : L’agroécologie, l’agriculture biologique éliminent les intrants les plus énergivores (production, transport des intrants, etc.).
Prendre en compte l’ensemble du cycle de vie (et pas seulement la production) : Il est essentiel d’inclure la phase de fin de vie du produit par le compostage de certains résidus, valorisation des marcs (notamment en énergie via des méthaniseurs).
L’utilisation de voiture et de tracteur électrique et bien sûr le travail manuel.

Actions sur le conditionnement et l'energie
La révolution de la bouteille légère ! Pour notre cuvée Au fil de l’Ill, passer d’une bouteille de 550g à 400g permet d’abaisser l’empreinte de 30 à 80 g de CO2 par bouteille sans aucun impact sur la qualité de conservation.
Nos bâtiments sont tempérés sans recours aux énergies fossiles, et notre électricité provient d’un contrat de fourniture verte.
Actions sur le transport
Nous privilégions le transport de nos vins en transport bateau plutôt qu'en avion.
L'équipe se rend aux vignes en voiture électrique.
Nous limitons au strict minimum les passages en tracteur agricole et développons le travail des sols grâce à des robots électriques autoguidés, sans intelligence artificielle, qui permettent aussi au pilote de se consacrer en parallèle à l’observation et au soin de la vigne.
